Me voilà donc de retour de Porto Rico, où j'ai passé mes "vacances de printemps" - traduction littérale de "Spring Break". Pourtant pour un étudiant américain, Spring Break n'est pas un break comme un autre. Pour les étudiants de la côte Est en particulier, encore engourdis par un hiver qui s'éternise, c'est traditionnellement une semaine de fête, de soleil, d'alcool et de débauche. Décidément.
Les "hot spots", lieux les plus prisés par les Spring Breakers, se situent au Mexique et en Floride. En tête: Cancun, Acapulco et Miami Beach. Les challengers: Panama City Beach, Puerto Vallerta, les Bahamas, la Jamaïque et Porto Rico. Dans les plus grosses stations balnéaires, tout est mis en œuvre pour accueillir plusieurs dizaines de milliers d'étudiants américains entre février et avril. L'alcool coule à flots, la fête se termine à l'aube sur la plage, les concours de t-shirts mouillés et de bikinis foisonnent et MTV retransmet consciencieusement les plus grosses fêtes, compétitions et concerts qui rythment ces semaines agitées.
Concrètement ce genre de Spring Break ne concerne qu'une minorité visible d'étudiants, la quantité variant d'une université à l'autre. A Tufts, beaucoup d'étudiants rentrent chez eux, vont rendre visite à des amis ou partent en Europe - la classe ultime, réservée aux plus chanceux!
De mon côté, j'ai essayé de faire une version soft - mais fun quand même! - du Spring Break traditionnel. Porto Rico était une destination idéale car pas trop chère ni difficile d'accès (pas de contrôles interminables puisque l'île dépend des États-Unis). Les plages y sont magnifiques et le temps superbe. Je séjournais avec 11 amis (6 allemands, 4 américains et une espagnole) dans une grande maison à Rincon, à moins de 2 minutes d'une très belle plage. Les vagues ce côté de l'île sont énormes, la péninsule constituant le premier spot de surf des Caraïbes. Les soirées restaient raisonnables mais l'alcool était loin de faire défaut et nous avions plusieurs bars accessibles à pied de la maison. Le dernier jour, j'ai eu la chance de visiter San Juan, où j'ai dormi chez une amie porto-ricaine de Tufts. La vieille ville était sublime et j'ai pu apprécier les délices culinaires qu'offre l'île. Nous sommes ensuite sortis dans la boîte la plus huppée de la ville, au sein d'un hôtel casino luxueux où se pressaient la jeunesse dorée de la capitale... En somme, un séjour riche, excitant, ressourçant et un bon bronzage à la clé!
La conséquence malheureuse de ces extravagances c'est que je suis désormais Spring Broke - comme dirait Urban Dictionary. Par là j'entends "fauchée", comme beaucoup d'étudiants à l'heure qu'il est... D'ailleurs la crise a fait renoncer certains aux destinations paradisiaques, voire aux destinations tout court. Les prix d'hôtels auraient même chuté de plus de 30% à certains endroits, et celui des billets d'avion de 9%... Moi, grâce à une organisation allemande, j'ai pu heureusement profiter de ces baisses, trouver des tarifs à faire pâlir certains de mes camarades et me permettre une destination idéale! En contrepartie, je serre maintenant la ceinture et rapporte des montagnes de fruits et sandwiches de la cafet pour subsister. Sur ces considérations trop triviales à mon goût, je vous laisse; du soleil dans les yeux et de la musique plein la tête.



1 commentaire:
Tu me dégoutes... c'est TROP beau ! (la plage et les palmiers hein, pas la bande de beaufs torses nus)
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